Prendre du temps pour soi, quand on est Aidante familiale c’est possible !

11.20.2024
Ah, ce fameux temps pour soi... Il semble parfois être un luxe inaccessible, n'est-ce pas ? Si tu es aidante familiale, tu connais sûrement cette impression de ne jamais pouvoir souffler. Mais laisse-moi te dire une chose essentielle : prendre du temps pour soi n'est pas égoïste. C'est vital.  

Pourquoi est-ce si difficile de prendre du temps pour soi ?

Quand on est aidante familiale, on se retrouve souvent à jongler entre mille priorités, toujours pour les autres. Tu vois ce que je veux dire ? Il y a cette petite voix qui te souffle : « C’est à moi de gérer, je ne peux pas me permettre de lâcher  ». Et puis, on ne va pas se mentir, il y a aussi la culpabilité qui pointe toujours le bout de son nez. Cette fichue culpabilité, comme si penser à toi quelques minutes faisait de toi une mauvaise personne.

Les journées sont si remplies qu’on pourrait croire qu’elles ont rétréci. Si seulement on pouvait ajouter quelques heures, juste pour tout caser ! Mais est-ce vraiment une question de temps ? Parfois, c’est plutôt une question de perspective, de s’autoriser à voir les choses autrement. Parce que, soyons honnêtes : tu ne peux pas tout porter toute seule sans finir par craquer. Et ça, ce n’est pas ce qu’on veut, pas vrai ?

Trois étapes pour reprendre le contrôle de ton temps

1. Changer de perspective : ton bien-être est essentiel

Tu sais, on a souvent tendance à tout donner, tout le temps. Mais voilà le problème : à force de puiser dans tes réserves sans te recharger, tu finis à sec. Imagine un vase rempli d’eau : tant qu’il est plein, tu peux arroser les fleurs autour de toi. Mais si ce vase est vide, que se passe-t-il ? Plus rien ne coule. Tu ne peux plus rien donner. Eh bien, toi aussi, tu as besoin de remplir ton vase. Et pour ça, il faut que tu prennes du temps pour toi.

Ce n’est pas de l’égoïsme, bien au contraire. C’est un geste essentiel. Tu es un pilier pour la personne que tu accompagnes, mais pour tenir sur la durée, ce pilier doit être solide. Tu ne pourras pas être là pour ton aidé(e) si tu t’effondres en chemin. Prendre du temps pour toi, c’est renforcer ta capacité à être présente et à aider.  Alors, pose-toi cette question : qu’est-ce qui te permet de te sentir bien, de te recharger ? Ça peut être un moment toute seule, une balade, un bon bouquin, regarder une série, écouter de la musique…, Peu importe, l’important, c’est que tu t’accordes ce temps.

Pour te donner une image, vois cela comme pour le masque à oxygène dans les avions. L’hôtesse ou le steward, quand il énonce les consignes de sécurité, demande aux passagers de le mettre sur leur nez avant de le placer sur celui des autres. Pourquoi ? Parce que si on manque d’oxygène, on ne pourra plus aider personne.

Nous avons toutes besoin de nous rappeler que notre bien-être n’est pas une option, mais une priorité. Et tu sais quoi ? Prendre soin de toi, c’est aussi prendre soin de ton aidé(e). Parce que si toi, tu vas bien, tu pourras être encore plus présente, encore plus forte à ses côtés. Alors, essayons d’arrêter de culpabiliser et autorisons-nous enfin ce petit moment rien qu’à nous ? comme dirait la pub, parce que nous le valons bien 😊 (j’espère que vous avez la réf !)

2. Déléguer, même un peu

Déléguer n’est pas un échec, c’est une stratégie intelligente pour préserver ton énergie. Tout ne sera peut-être pas fait comme tu le souhaites, mais si tu as confiance dans les personnes à qui tu « confies » ton aidé(e) où certaines tâches, cela te soulagera.

  • Appuie-toi sur ton entourage : as-tu des proches, des amis, ou même des voisins qui pourraient t’aider ponctuellement ? Ça peut être pour une course ou quelques heures de garde de ton aidé(e) ?
  • Explore les aides extérieures : de nombreuses associations locales ou services d’aide à domicile existent et proposent diverses prestations. En France, on trouve aussi des sites comme Soutenir les Aidants, Ma Boussole Aidants, Association Je t’Aide qui peuvent te guider vers des solutions adaptées.

Rappelle-toi que demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse, mais de sagesse.

3. Planifie des pauses régulières

Proposer à une aidante familiale de « prend une pause » est facile, mais encore faut-il trouver le temps de la faire cette pause ! La clé ici, c’est de planifier.

  • Bloque un créneau dans ton agenda : comme un rendez-vous médical, inscris un créneau pour toi, même 30 minutes suffisent. Mets-y quelque chose qui te fait vibrer : un bain chaud, un livre, une marche en plein air, ou juste un moment de silence, de méditation.
  • Adopte le principe des micro-pauses : pas besoin de disposer de longues plages horaires. Parfois, 5 minutes à écouter ta chanson préférée ou à respirer profondément peuvent suffire pour t’aider à recharger tes batteries.

Il existe aussi des applications comme Petit Bambou qui proposent des exercices de méditation spécialement conçus pour t’aider à relâcher la pression en quelques minutes.

Comment intégrer le « temps pour soi  » sans culpabilité

Ah, la culpabilité… elle s’invite souvent, pas vrai ? Cette petite voix qui chuchote que tu n’en fais jamais assez, que tu aurais pu « mieux faire » ou « donner un peu plus ». Elle s’accroche dès que tu oses penser à toi, comme si t’accorder un instant te rendait moins dévouée. Mais sincèrement, est-ce vraiment juste de te traiter ainsi ?

Et si tu voyais les choses autrement ? Et si ces moments où tu prends du recul étaient en réalité une clé, pas une faille ? Tu t’investis déjà tellement. Peut-être même plus que ce que ton esprit ou ton corps peuvent gérer parfois. Il n’est pas question ici de faire « moins », mais simplement de rééquilibrer la donne, pour pouvoir continuer ton chemin sans t’épuiser.

Pense à ceci : quand tu te sens apaisée, reposée, tout change, ton énergie revient, ta patience s’étire, et même ton sourire a plus d’éclat. Ces moments pour toi ne te coupent pas des autres, au contraire, ils te permettent d’être encore plus présente, plus disponible, et dans de meilleures conditions pour affronter le quotidien.

Alors, quand cette culpabilité refait surface, je te propose de lui parler doucement, mais fermement : « Je ne fuis pas, je prends juste un instant pour souffler, et me permettre de mieux avancer ensuite ». Dis-toi que prendre soin de toi, c’est aussi prendre soin de ton aidé(e). En étant plus sereine, plus calme, plus relax, tu seras meilleure dans ton rôle d’aidante familiale. C’est une équation gagnante pour tout le monde. Ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Parce que oui, ton équilibre à toi est essentiel à tout ce que tu fais pour ton aidé(e). 

Un exercice simple à commencer dès que possible

La culpabilité, c’est une chose, mais parfois ce qui pèse encore plus, c’est ce sentiment d’être totalement submergée. Tu sais, ce moment où tu te dis : « Je n’y arriverai jamais, il y a trop à faire ». On porte tout, tout le temps, et ça finit par devenir écrasant. Mais si on prenait un peu de recul ? Et si on regardait notre quotidien non pas comme une liste interminable de tâches, mais plutôt comme un terrain où il est possible de faire de la place pour soi ?

Souvent, le problème, ce n’est pas qu’il n’y a pas de temps, mais qu’il est noyé dans tout ce qu’on pense devoir faire. La clé, c’est d’identifier ce qui peut être allégé, ajusté ou même, soyons honnêtes, laissé de côté. Parce que non, tu n’es pas obligée de tout faire parfaitement, tout le temps.

Pour t’aider à y voir plus clair, voici un petit exercice pratique et rapide à tester :

  1. Prends une feuille et divise-la en deux colonnes.
  2. Dans la première, note tout ce que tu fais au quotidien. Absolument tout, sans filtre.
  3. Dans la seconde, réfléchis à ce qui pourrait être délégué, réduit ou même supprimé. Sois bienveillante avec toi-même : tu n’as pas à tout porter seule.

Ensuite, regarde cette liste. Peut-être que tu remarqueras des petites choses que tu peux commencer à lâcher, dès aujourd’hui. Ça ne doit pas être un bouleversement radical, mais un premier pas vers plus de légèreté. Et chaque petit geste compte.

Conclusion : Tu es importante

Je sais que trouver du temps pour soi n’est pas simple. C’est un défi que beaucoup d’entre nous affrontent chaque jour. Mais prends un instant, juste pour toi, et laisse s’installer cette pensée : tu es bien plus que ton rôle d’aidante familiale. Tu es une personne à part entière, avec des émotions, des envies, et ce besoin si naturel de souffler un peu.

Il n’est pas une question de tout changer du jour au lendemain, ni de révolutionner ton quotidien. C’est une invitation à reconnaître que ces petits moments pour toi, même fugaces, ont une immense valeur. Ce n’est pas te détourner des autres, c’est simplement te retrouver, petit à petit.

Prendre du temps pour toi, ce n’est pas égoïste. C’est une manière de rester connectée à toi-même, de préserver cette lumière qui te permet d’être là pour ceux qui comptent sur toi. Ce que tu fais est précieux, et toi, tu l’es tout autant.

Alors, peut-être que ce chemin vers plus de douceur envers toi-même commence ici, aujourd’hui. Pas à pas, sans pression. Et ces petits gestes que tu t’accordes ne sont pas anodins : ils comptent, tout comme toi. 💙

Et toi, quelles sont tes astuces pour trouver du temps pour toi ? Partage-les en commentaire, cela pourrait aider d’autres aidantes à se sentir moins seules.